Search

Le réflexe de l’hypophyse, situé sur le gros orteil, est un réflexe primordial en réflexologie plantaire. Le but de cet article est de rappeler l’importance d’une stimulation minutieuse de cette zone « sensible » du pied.

Rappel simplifié d’anatomie et physiologie

L’hypophyse est une toute petite glande endocrine de la taille d’un petit pois et pèse moins d’un gramme. Elle est située à la base du crâne et est bien protégée dans une cavité osseuse, la selle turcique. Elle est reliée à l’hypothalamus par la tige pituitaire.

L’hypophyse sécrète des hormones : certaines agissent sur des organes cibles, alors que d’autres, les stimulines, régulent la production hormonale des autres glandes endocrines de l’organisme.

Les différentes hormones hypophysaires :

  • FSH et LH : action sur les ovaires et les testicules, elles stimulent la production d’ovules et de spermatozoïdes, l’ovulation et la production de testostérone.

  • TSH : action sur la glande thyroïde (sécrétion d’hormones thyroïdiennes).

  • ACTH : action sur les glandes surrénales (sécrétion de glucocorticoïde).

  • GH : hormone de croissance (action sur les os, muscles et organes)

  • Prolactine : production du lait maternel

  • ADH ou vasopressine : favorise la réabsorption de l’eau au niveau des reins

  • Ocytocine : stimule la contraction de l’utérus lors de l’accouchement ainsi que la sécrétion de lait

  • MSH : Action sur la mélanine, pigment de la peau

  • Endorphines : diminution des sensations douloureuses

FSH, LH, TSH et ACTH sont des stimulines, leur action confère à l’hypophyse un rôle de régulateur de l’ensemble du système endocrinien.

L’hypophyse en réflexologie plantaire

Le but de cet article n’est pas d’expliquer comment localiser précisément le point réflexe de l’hypophyse ni de faire l’inventaire des différentes méthodes pour le stimuler, mais de montrer son importance en séance de réflexologie.

Il y a d’autres réflexes qui doivent être travaillés lors de chaque séance, même de façon brève, mais le réflexe de l’hypophyse est le seul qui ait une action sur tout le corps.

En appuyant sur une zone de la taille d’une tête d’épingle, on stimule une glande de la taille d’un raisin sec situé dans le crâne et l’on agit la régulation du système hormonal dans son ensemble.

« Le réflexe de l’hypophyse c’est la boite à pharmacie secrète du réflexologue »

En travaillant l’hypophyse, on ne peut jamais prédire les réactions de la personne qui reçoit au moment de la stimulation : frissons, relâchement musculaire, gêne, nausée, douleurs qui apparaissent de façon momentanée, bouffée de chaleur, sensation de froid, décontraction profonde, sensation de vide… La liste est bien trop longue, l’hypophyse agissant sur tout l’organisme par le biais du système hormonal.

La seule chose qui est certaine c’est que le corps réagit toujours bien, c’est-à-dire dans son intérêt et une stimulation soutenue est toujours bénéfique et favorise un bon équilibre physiologique de l'organisme.

Pour obtenir des résultats, il n’est pas question de faire un « petit massage léger » sur la zone réflexe, même de façon prolongée. Bien que soit une zone le plus souvent très douloureuse, il faut augmenter la pression petit à petit jusqu’à trouver l’appui qui permet une stimulation efficace sans provoquer trop de douleur pour la personne.

La stimulation doit être soutenue dans la force et la durée, cela est toujours adapté aux réactions. L’inconfort momentané que cela peut provoquer sera de toute manière bien inférieur aux bénéfices.

Du point de vue de l’efficacité il n’y a pas de moment à privilégier, mais il est évident que commencer ou terminer une séance par une stimulation du réflexe hypophysaire n’est pas conseillé, le milieu de séance semble le meilleur moment.

L’hypophyse fait partie des réflexes qui doivent être travaillés à chaque séance de façon approfondie.

Quel que soit le motif de consultation en réflexologie, une stimulation du réflexe hypophysaire, par son action globale, aura toujours une bonne raison d’être faite. Les bénéfices sont tellement importants qu’il serait vraiment dommage de s’en passer.

La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle.

Le réflexologue ne peut pas faire un diagnostic, modifier un traitement ou participer à une décision thérapeutique.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996.)

Crédit photo : <a href="http : //www.freepik.com">Designed by Kjpargeter / Freepik</a>

1,236 views

La lombalgie ou douleur du bas du dos est un trouble très fréquent qui concerne ou concernera 80% d’entre nous. Cette fréquence importante est liée au fait que les vertèbres lombaires soient constamment sollicitées et qu’elles soutiennent la plus grande partie du poids de notre corps.

Une lombalgie peut-être aiguë, on parle alors de lumbago. Cette douleur bien qu’elle soit le plus souvent bénigne est très gênante et handicapante dans la vie quotidienne. Elle est aussi responsable d’un grand nombre d’arrêts maladie. Sa durée est en général de sept jours, mais peut aller jusqu’à quatre semaines. Cet épisode douloureux peut se reproduire plus ou moins fréquemment sur plusieurs mois ou plusieurs années.

On parle de lombalgie chronique quand le trouble est installé depuis plus de trois mois, cela concerne 5 à 8% des cas.

Causes

Il est souvent difficile de déterminer l’origine précise d’une douleur située dans la région lombaire. Le plus souvent, il s’agit d’une atteinte des disques intervertébraux (dégénérescence, hernie) qui entraine une compression nerveuse. En réaction, une contraction musculaire intense provoque un blocage dans la région lombaire.

Cela survient fréquemment après un effort important lié à un port de charges lourdes dans une mauvaise posture. Le lumbago peut aussi survenir après un « faux mouvement » réalisé au quotidien, pas nécessairement après avoir soulever des charges excessives.

Certains facteurs favorisent la survenue de lombalgies, mais aussi le passage à un état chronique:

  • Mouvements répétitifs quotidiens le plus souvent liés à l’activité professionnelle

  • Surcharge pondérale Manque d’exercice physique / sédentarité ou au contraire exercices physiques trop intenses

  • Stress chronique qui augmente les tensions musculaires au niveau du dos

  • Faiblesse musculaire

  • Âge

Quand la douleur irradie dans une ou deux jambes il peut s’agir d’un « pincement » du nerf sciatique. Si cela est associé à un engourdissement, une perte de sensibilité ou de motricité il faut consulter un médecin en urgence.

Une augmentation de la douleur la nuit peut être le signe d’une inflammation.

Dans d’autres cas, une douleur du bas du dos peut être associée à une pathologie sous-jacente.

En cas de signes intestinaux, urinaires, fièvre, perte de poids, douleurs thoraciques ou abdominales, incontinence ou a contrario impossibilité d’uriner ou encore de baisse de la sensibilité au niveau du périnée, augmentation de la douleur la nuit ou tout autre signe associé aux douleurs lombaires il faut demander un avis médical.

Bénéfices de la réflexologie plantaire

En cas de douleurs du bas du dos, il est très important de réaliser un questionnaire précis sur la survenue du trouble et sur les habitudes de vie de la personne. En cas de signes associés ou de doute, il est systématiquement demandé au patient de consulter son médecin.

La réflexologie plantaire donne de très bons résultats pour soulager les douleurs de la région lombaire.

Une action précise et prolongée (jusqu’à 5 minutes) est exercée sur le point réflexe correspondant à la zone dorsale douloureuse. Un appui fixe (suivi de mouvements dynamiques) est très efficace sur les réflexes des lombaires.

En analysant les zones du pied, on note très souvent des textures réflexes perturbées au niveau de la zone du psoas et un travail ciblé sur ce réflexe peut avoir une action très rapide (parfois en une séance) sur les blocages du bas du dos et du bassin.

Le travail sur certains points réflexes de la colonne ainsi que sur le psoas peut être assez douloureux pour le patient, et même si un appui assez vigoureux est nécessaire pour obtenir des résultats satisfaisants, il est important de tenir compte de la douleur ressentie et d’adapter la force que l’on applique au cas par cas.

En provoquant une détente générale, la réflexologie permet également de relâcher les tensions musculaires souvent à l’origine de douleurs dorsales.

Pour les douleurs irradiantes dans la jambe, il s’agit d’une atteinte nerveuse et suivant l’ancienneté des troubles le bénéfice attendu demandera plus de temps.

La réflexologie permet aussi d’atténuer les inflammations qui peuvent aussi être une cause de lombalgie.

La stimulation de toute la zone du talon permet de favoriser une bonne circulation sanguine et nerveuse dans le bassin.

Quand on agit sur les réflexes du rachis il est très facile et important de pratiquer une « réflexologie bi-manuelle », cela permet non seulement de travailler les deux pieds en même temps, mais aussi de constamment comparer et de normaliser les textures réflexes entre les deux pieds.

Comme souvent en réflexologie on note une relation entre normalisation des zones réflexes et atténuation des symptômes du patient.

La fréquence des séances est très variable, elle dépend de l’origine et de l’ancienneté des troubles.

Pour un problème musculaire, trois séances rapprochées de 7 à 10 jours et une autre un mois plus tard suffisent généralement à obtenir de bons résultats.

Quand il s’agit d’une douleur irradiante, on peut proposer des séances courtes et rapprochées, idéalement 3 par semaine. Cela est ajustable au cas par cas.

La réflexologie ne se substitue pas à la médecine conventionnelle. En cas de doute, parlez-en à votre médecin traitant.

Crédit photo : <a href="https://fr.freepik.com/photos-vecteurs-libre/personnes">Personnes photo créé par kjpargeter - fr.freepik.com</a>

1,914 views

La réflexologie plantaire est une pratique de soins complémentaires de plus en plus utilisée et reconnue pour atténuer les effets secondaires des patients suivis en oncologie. Le but de cet article est de montrer une façon de pratiquer et d’aborder nos soins tout en soulignant les spécificités liées à la pathologie et aux traitements des patients.

Un protocole spécifique ?

« La solution la meilleure est souvent la plus simple ».

On pourrait très bien imaginer un protocole par type de cancer ou par type de traitement. Bien que des connaissances dans ce domaine soient indispensables pour comprendre la pathologie, il faut toujours se rappeler que le rôle des soins de réflexologie en oncologie est d’accompagner au mieux la personne, de soulager les troubles liés aux effets secondaires des traitements, de drainer les toxines et de dynamiser l’organisme.

C’est le rôle de l’équipe médicale (chirurgien, oncologue, médecin traitant) de s’occuper de la pathologie et du traitement.

En réflexologie, restons simples et concentrons notre pratique uniquement sur les troubles ressentis par nos patients et sur l’évolution de ses derniers d’une séance à l’autre.

Il est indispensable avant de commencer toute prise en charge que le patient demande l’accord à son oncologue.

Les spécificités liées à l’oncologie

En suivit de soins d’oncologie, il est souhaitable d’avoir une approche classique du soin réflexologique, c’est-à-dire en se basant sur les troubles décrits pas le patient et sur la texture des zones réflexes. Malgré cela, il faut tenir compte de certaines spécificités dues au traitement et à la pathologie de la personne.

Débuter par une approche en douceur

Afin de limiter au maximum les effets secondaires, la première séance doit toujours être très douce, quitte à prendre le risque de ne pas être assez efficace, il sera toujours à temps d’augmenter progressivement la pression en fonction du résultat des soins.

Bien sûr, il n’est pas question de se contenter de faire des mouvements de relaxation, qui provoqueraient une détente passagère, mais avec très peu d’effets dans la durée.

Tout le pied peut donc être analysé pour repérer les réflexes perturbés, et ceux-ci doivent être stimulés et normalisés.

Un autre point très important est à prendre en compte et concerne la sensibilité des réflexes. Un traitement de chimiothérapie ou d’immunothérapie provoque fréquemment une diminution de la sensibilité. On peut trouver une zone réflexe perturbée et habituellement sensible sans la moindre douleur pour le patient. Dans ce cas, il faut se fier uniquement à ce que l’on ressent à la palpation et « normaliser » la zone avec nos techniques habituelles. Le bénéfice sera le même pour le patient.

Fréquence et durée des séances

L’idéal est de prévoir une consultation de réflexologie entre chaque cure, cela permet de faire un point précis et d’adapter constamment notre protocole de soins en fonction de l’évolution des troubles. Certains diminuent et de nouveau apparaissent, d’où l’intérêt d’un suivi régulier.

La pression exercée est à adapter constamment en fonction de la date de la cure et de l’état de fatigue.

Une séance normale sera possible si l’on est éloigné d’une chimiothérapie et que la personne se sent bien, mais sera très douce si l’on de trouve la veille d’une cure ou si la personne est faible.

La durée d’un soin est identique à une séance habituelle, seule l’intensité des appuis est à moduler.

Troubles les plus fréquents

Il n’est pas possible de dresser une liste complète de tous les troubles que l’on peut soulager, mais voici quand même une liste non exhaustive :

  • Constipation

  • Diarrhée

  • Fatigue

  • Bouffées de chaleur

  • Douleurs musculaires

  • Engourdissement ou fourmillement dans les pieds

  • Douleurs articulaires

  • Nausées et vomissements

  • Stress

  • Problèmes de sommeil.

Pour conclure

La pratique de la réflexologie plantaire soulage un très grand nombre de troubles liés aux traitements d’oncologie.

On peut très bien pratiquer des séances « classiques ». Il est mieux de commencer et douceur et d’augmenter la force de travail au fur et à mesure des séances si cela est bien toléré. Il faut toujours prendre en compte la baisse de sensibilité des zones réflexes liées au traitement de chimiothérapie.

Des connaissances sur les pathologies rencontrées ainsi que sur leurs traitements sont indispensables pour comprendre, mais en réflexologie, une approche simple et logique donne de très bons résultats.

1,277 views