[Rwanda] 25 ans après le génocide : entre pardon et réconciliation, le difficile devoir de mémoire

Mis à jour : 7 août 2019


Le 7 avril dernier marquait le 25ème anniversaire du génocide des Tutsis du Rwanda[1]. A cette occasion, le Président de la République rwandaise Paul Kagame énonçait : « En 1994, il n’y avait pas d’espoir, juste de l’obscurité. Aujourd’hui, il y a de la lumière. Aujourd’hui, nous avons pansé nos plaies. Cela nous a rendus meilleurs et plus unis que jamais. Le Rwanda est redevenu une famille »[2]. Ainsi, le Rwanda allait débuter un deuil national de cent jours, célébrant la mémoire de plus de 800 000 victimes, majoritairement constituées de la minorité Tutsie du Rwanda.


Ces mots semblent montrer que le Rwanda est une nation réconciliée, sachant faire cohabiter anciens bourreaux et anciennes victimes. Cependant, vingt-cinq ans après le génocide rwandais, des questions restent en suspens. Où en est réellement la réconciliation ? Par quels moyens est-elle passée ? Comment fonctionnent les politiques mémorielles permettant de rompre avec le cercle vicieux de la violence ? Nous allons répondre à toutes ces interrogations en démontrant que la politique de pardon au Rwanda procède d'un caractère traditionnel, culturel et défie la pertinence d'une justice internationale inadaptée à ce drame.


Le contexte historique du génocide rwandais


Pour mieux saisir les évènements tragiques de 1994, il faut revenir sur le passé colonial du Rwanda. En effet, les fortes divisions qui opposent les communautés Hutus, Tutsis et Twas trouvent leurs origines dans les colonisations européennes.


Durant la période pré-coloniale, la société rwandaise est clanique et déjà divisée en trois groupes sociaux. Les Tutsis sont des propriétaires de troupeaux, tandis que les Hutus sont majoritairement agriculteurs. Ils représentent respectivement 9% et 90% de la population (Les Twas ne représentant que 1% de la population rwandaise). En 1885, la Conférence de Berlin marque le partage de l'Afrique entre Etats européens. Ce sont les allemands qui coloniseront le Rwanda, jusqu'à la Première Guerre Mondiale et la signature du traité de Versailles en 1919.


Ce sont ensuite les belges qui succéderont aux allemands dès cette période. Ces deux Etats coloniaux s'appuieront successivement sur les différences claniques préexistantes et les accentueront au point de hiérarchiser la société et d'opposer les différentes composantes de celles-ci. En 1922, le Rwanda devient un protectorat de la Belgique, celle-ci s'appuiera sur la minorité Tutsie pour administrer le pays. Les Hutus, composant l'immense majorité de la population rwandaise sont relégués au second rang de la société. Cela va alimenter de véritables revendications, qui vont émerger dans les années 1950. En novembre 1959, la majorité Hutue se soulève contre la minorité Tutsie dirigeante et pousse une partie de sa communauté à quitter le Rwanda. C'est le 1erjuillet 1962 que les rwandais obtiendront l'indépendance dans un contexte global de décolonisation en Afrique.


Après huit décennies sous domination étrangère et autant d'années de suprématie Tutsie, les Hutus prennent le pouvoir d'un Etat récemment indépendant. Entre les premières revendications de 1959, et l'indépendance de 1962, ce sont près de 120 000 réfugiés qui ont rejoint les Etats voisins. La Tanzanie, le Zaïre (Actuelle République Démocratique du Congo), l'Ouganda et le Burundi deviendront des terres d'accueils pour ces réfugiés Tutsis. Ces derniers, n'oublient pas leur domination passée au Rwanda, et demandent un « droit au retour ». Les Etats limitrophes deviennent l'assise d'attaques perpétrées sur le territoire rwandais et accueillent des réfugiés, mais également des milices armées voulant obtenir le pouvoir par la force.

Chaque attaque amène à des représailles qui alimenteront systématiquement le flux de réfugiés dans les Etats voisins. Selon les chiffres communiqués par les Nations-Unies[3], à la fin des années 1980, ce sont 480 000 réfugiés Tutsis qui ont rejoint les Etats voisins.


L'année 1988 marque les prémices des événements de 1994 avec la création du Front Patriotique Rwandais (FPR). Le 1eroctobre 1990, le FPR déclenche des attaques depuis l'Ouganda, faisant basculer le Rwanda dans la guerre civile. A partir de cette période, les représailles contre les Tutsis encore présents sur le territoire rwandais vont s'accentuer, et dépasser l'intensité de celles perpétrées depuis l'indépendance. Le 4 août 1994 ont été signés les Accords d'Arusha pour mettre fin à la guerre civile entre le FPR et le Rwanda. Ils consacrent un droit au retour pour les refugiés Tutsis et devaient permettre la mise en œuvre d'un Gouvernement de transition.


Les Accords divisèrent profondément la communauté Hutue, les opposants les plus virulents furent les membres de la Coalition pour la Défense de la République (CDR), alliés au Président de la République Juvénal Habyarimana. Cela contribua à un fort clivage au sein même du pouvoir et finalement à une inapplication des Accords. En octobre 1993, les Nations Unies créent la Mission des Nations-Unies pour l'Assistance au Rwanda[4](MINUAR) dont le mandat était de superviser le cessez-le-feu et de s'assurer du retour des réfugiés.


Dès lors, c’est dans un contexte tendu et complexe, le 6 avril 1994, que le Président de la République rwandaise Juvénal Habyarimana et le Président burundais Cyprien Ntaryamira sont tous deux tués dans l'attaque de l'avion présidentiel. Deux thèses principales s'affrontent. Les extrémistes Hutus auraient assassiné le Président Habyarimana en accusant le FPR ; et auraient ainsi utilisé cet argument pour justifier l’élimination des Tutsis. D'autres accusent le FPR d'avoir commandité cet attentat pour reprendre le pouvoir. Si les deux thèses sont encore très débattues, la justice française saisie à partir de 1998 n'a jamais su trancher[5].

Les évènements du 6 avril marquent le point de départ du génocide des Tutsis par les Hutus. Sous le regard de la communauté internationale, la communauté Tutsie du Rwanda sera méthodiquement éliminée entre le 7 avril et le 17 juillet 1994. En cent jours, 800 000 personnes trouveront la mort, on estime à 250 000 le nombre de femmes victimes de viols. Génocide, crime contre l'Humanité, les mots ne suffisent pas pour qualifier les atrocités commises au Rwanda, dont de nombreuses personnes portent encore les stigmates.


La réconciliation par la sanction et le pardon


« Les péchés commis doivent être réprimés et punis, mais aussi pardonnés »[6], c’est en ces termes que le président du Rwanda Paul Kagame[7], lors de la mise en place des premières juridictions gacaca le 18 juin 2002[8], donne les moyens de la réconciliation rwandaise. La réconciliation doit donc se faire par le biais de la justice mais également par l’instauration de politique de pardon.


Une politique de pardon pour favoriser la réconciliation


Le pardon permet de réconcilier les anciennes parties à un conflit après la fin de celui-ci[9]. En effet, il permet de créer les prémices d’une nouvelle société, fondée sur des bases distinctes de celles liées à la violence du conflit ; il «  apparaît comme l’action qui instaure une relation nouvelle »[10], agissant comme un pont favorisant le passage d’une situation où victimes et bourreaux s’affrontent, à la réconciliation nouvellement retrouvée. Ainsi, l’exemple de la commission nationale vérité et réconciliation au Burundi, prévue par l’accord d’Arusha[11] est intéressante à ce titre : Elle avait pour objectif « de promouvoir la réconciliation et le pardon ». Ces deux ordres, l’ordre du pardon et l’ordre de la réconciliation, semblent dès lors intrinsèquement liés au sein des politiques visant à permettre la coexistence des populations après des violences collectives.


Cependant au Rwanda, l’éventualité du pardon paraissait inconcevable au lendemain du génocide, l’objectif affiché était très nettement : « l’éradication de la culture d’impunité »[12]. Néanmoins, la réalité institutionnelle a fait que la réconciliation allait devenir plus importante que la recherche de la justice en elle-même. Ainsi le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR ci-après) s’est vu compétent pour juger les individus les « plus responsables » des atrocités commises. Cependant, concernant les autres individus responsables, l’accent est mis sur la réconciliation - notamment via les gacaca [13] (littéralement : les « tribunaux du gazon ») qui se basent sur une justice participative, la population étant à la fois témoin, juge et partie.


Cet exemple illustre l’idée selon laquelle, même lorsqu’une politique de pardon n’est pas volontairement mise en avant, ce processus resurgit toujours pour faciliter la réconciliation.


La nécessité de rendre justice pour favoriser la réconciliation


Le génocide fut tardivement reconnu comme tel par la communauté internationale qui avait assisté passivement aux massacres. Le terme de « génocide » a été employé la première fois par l’envoyé spécial du Rapporteur des Nations unies pour les droits de l’homme[14]. Cependant afin de juger des crimes commis par les responsables du génocide, le Conseil de sécurité des Nations unies[15] a créé le TPIR en 1994.



« La justice permet de rétablir la paix dans la société, l’œuvre de mémoire la conforte et la rend durable, elle devient un élément majeur de la culture et de l’éducation »[16].


L’impact de la mémoire comme garantie de non-répétition 


L’expression « devoir de mémoire »[17] dénote la volonté de combattre l’oubli d’un événement. La mémoire a pour but de nous rendre sensibles aux messages dont le passé est porteur, et aux leçons qu’il comporte pour le présent. Le devoir de mémoire peut se manifester de diverses manières, par le biais de discours, par l’art, par des commémorations …



L’art a eu un impact considérable sur les populations. Dans le cas du Rwanda l’affaire Bikindi du TPIR[18] illustre parfaitement la puissance et le poids des mots. En effet, l’art a été utilisé pour encourager le conflit. En l’espèce, le musicien Simon Bikindi, dont les compositions ont alimenté la haine et la violence envers les Tutsis dans la préparation du génocide Rwandais, a été condamné à quinze ans d’emprisonnement pour le chef d’accusation d’« incitation directe et publique à commettre le génocide ».


Durant les années qui ont directement suivi les massacres, plusieurs instruments de mémoire ont été mis en place par l’État rwandais. On peut citer l’inhumation des victimes, la création de cimetières et mémoriaux du génocide comme le mémorial national de Gisozi inauguré en 2004 ou encore l’organisation de commémorations nationales. Ainsi le 7 avril 2019, une « marche du souvenir » a été organisée par Paul Kagamé en direction du stade Amahoro, utilisé pendant le génocide comme une zone de refuge pour les Tutsis[19].

Le processus mémoriel rwandais a par ailleurs été développé dans le cadre du programme général Vision 2020[20], dans lequel la mémoire est présentée comme le mot d’ordre de lutte contre l’idéologie du génocide. Ce programme s’est accompagné de la création en 2008 de la Commission nationale de lutte contre le génocide.


Par ailleurs, avec la nouvelle Constitution de 2003 apparaît le terme de jenoside (génocide en kinyarwanda, langue officielle du Rwanda ), remplacé avec la réforme constitutionnelle de 2008 par l’expression jenoside yakorewe Abatutsi, signifiant « génocide commis contre les Tutsis ». La reconnaissance du génocide des Tutsis et non plus de « génocide rwandais » est fondamentale dans la construction mémorielle. De fait, cela permet la reconnaissance des victimes. Permettre cette reconnaissance des souffrances et des violences du passé renforce la confiance des citoyens envers les institutions, mais également entre eux. C’est la dimension symbolique qui est fondamentale dans le devoir de mémoire.


Existe-t-il une mémoire rwandaise collective des événements passés ?


La reconnaissance officielle des crimes par un Etat est essentielle pour marquer le détachement définitif entre un Etat et les crimes du passé, permettant ainsi à une société de « s’affranchir des tabous et de s’engager dans la construction d’une mémoire collective, ciment du vouloir-vivre ensemble »[21].


La question qui apparaît ici importante, est de déterminer s’il existe une mémoire collective rwandaise. Certains auteurs questionnent l’existence d’une uniformité mémorielle, et parle même de « mémoires divergentes et parfois incompatibles »[22]. En effet, à la suite de ce conflit, deux visions s’affrontent, celle de la population qui cherche à faire entendre la voix des victimes et à obtenir du gouvernement une réparation ; et celle de l’Etat qui veut reconstruire une société en apprenant à vivre ensemble. Ainsi en 1995 il était question d’un deuil collectif[23], cette volonté du gouvernement relevait d’une intention symbolique, l’objectif était d’associer dans un même geste commémoratif tous les rwandais mort pendant le conflit ; les Tutsis assassinés pour le simple fait d’appartenir à une autre ethnie, et les Hutus persécutés pour avoir été modérés.


La construction d’une mémoire commune passe nécessairement par l’étude des vérités individuelles, c’est d’ailleurs là toute l’utilité des gacaca où se confrontent familles des victimes et bourreaux. Cependant la vérité peut avoir plusieurs significations et est sujette à interprétation. C’est en cela qu’il convient de réaliser la somme des histoires individuelles pour en desceller une vérité commune fondatrice de la mémoire d’un Etat.


Dans de telles circonstances, le rendu d’une décision à l’issue d’un procès constitue un récit commun officiel, permettant d’affirmer la véracité de tout un pan de l’histoire d’un pays.

De même que favoriser l’accès aux archives liées aux violations des droits de la personne ; ce sont ces éléments historiques et leur divulgation[24] qui permettent aux citoyens de constituer une mémoire complète et surtout collective d’un événement. Par ailleurs, le fait de favoriser l’accès à ces diverses sources d’informations atteste de la bonne foi de la nouvelle classe dirigeante ; elle atteste de la réelle volonté du gouvernement de « tourner ensemble les pages ensanglantées de l’histoire de la violence politique »[25].


Une réelle réconciliation ?


Cette politique d’unité nationale rwandaise autour du souvenir du génocide comporte des risques selon certains auteurs qui craignent que cela ne serve de « paravent aux crimes de guerre commis par l’armée des vainqueurs »[26]. Il convient dès lors de rappeler qu'un tel conflit ne saurait avoir un caractère manichéen. En effet nous ne devons pas oublier les exactions commises par le Front Patriotique rwandais, qui aurait massacré plusieurs dizaines de milliers de civils hutus au fur et à mesure de son avancée et depuis sa prise du pouvoir en juillet 1994[27].


Par ailleurs, le TPIR n'a entrepris aucune action contre les crimes imputables au Front patriotique rwandais, alors même que son mandat couvrait l’intégralité de l’année 1994[28]. Les responsabilités internationales sont également nombreuses et encore discutées. Les intérêts français ont de nombreuses fois été pointés du doigt, ainsi que les connivences françaises avec les génocidaires, le financement du génocide par certaines banques et le détournement des fonds alloués par le Fonds Monétaire International. Le protectorat belge et sa construction de la société rwandaise sur la dichotomie Hutu-Tutsi, clivant et opposant la société. Nombreux sont les facteurs ayant conduit à la tragédie de 1994, autant de facteurs qui reviennent régulièrement dans l'actualité, troublant ainsi le deuil rwandais.


« Le plus souvent le tribunal de l’histoire est celui du vainqueur, ce qui jette un doute supplémentaire sur les conditions d’une pacification des mémoires »[29].


Adrien Galluchot et Clément Eyraud



Pour aller plus loin voir :


- KORMAN (R.), « La politique de mémoire du génocide des Tutsi au Rwanda : enjeux et évolutions », Droits et Culture, Dossier : Espaces des politiques mémorielles. Enjeux de mémoire, p.87-101.

- CRUVELLIER (T.), « Le Tribunal des vaincus. Un Nuremberg pour le Rwanda ? », 2006.

- Association Ibuka France - Mémoire, Justice et Soutien aux rescapés du génocide des Tutsi - Rwanda 1994. Association qui agit en faveur du développement de la mémoire sur le génocide des Tutsi. Par le biais de l’éducation, de l’édification de mémoriaux, et par des témoignages.

Les Hauts-Parleurs, « RWANDA : LA FORCE DU MOT "PARDON" / Joel Karekezi », Youtube, 3 avril 2019


[1]Certains auteurs considèrent l'expression « Génocide rwandais » trop large et préfèrent l'expression « Génocide des Tutsis du Rwanda », car c'est bien cette communauté qui était visée par une logique de destruction méthodique. On peut notamment citer M. Paradaelle et H.Dumont dans leur article « L'emprunt à la culture, un atout dans le jugement du crime de génocide » ,dans revueCriminologie, 2006.

[2]France24, « Le Rwanda rend hommage aux victimes du génocide »,7 avril 2019, https://www.france24.com/fr/20190407-direct-suivez-commemorations-25-ans-genocide-rwanda-kagame

[3]Chiffres partagés par le Programme de communication sur le génocide au Rwanda et les Nations-Unies, disponibles sur : https://www.un.org/fr/preventgenocide/rwanda/

[4]Résolution 872 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, 5 octobre 1993.

[5]Les familles des membres d'équipage français avaient saisi la Justice. Les juges d'instructions en charge de l'enquête rendirent un non-lieu le 26 décembre 2018.

[6]Discours de Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda lors du lancement officiel des activités des juridictions Gacaca le 18 juin 2002.

[7]Le FPR reprendra le pouvoir au Rwanda au détriment du gouvernement génocidaire. Après une période de transition de 1994 à 2003, Paul Kagame devient Vice-Président puis Président de la République rwandaise en 2000.

[8]Les juridictions Gacaca sont instaurées par une loi du 26 Janvier 1991, une loi du 19 Juin 2004 viendra procéder à une réforme.

[9]L’exemple le plus important en ce domaine est le recours à une politique de pardon pour amnistie de la Commission Vérité et réconciliation en Afrique de Sud, initié pour traiter des crimes commis pendant l’Apartheid.

[10]LEFRANC (S.), « Violence politique et pardon de puissance », dans Politiques du pardon, 2002, p.197-235

[11]L'accord d'Arushaest un accord de paix pour le Burundi signé le 28 août 2000 sous l'égide de Nelson Mandela pour tenter de mettre fin à la Guerre civile burundaise débutée en 1993.

[12]ROSOUX (V.), « Rwanda : appels et résistances au pardon »,dans Revue internationale et stratégique,2012, p.99-107.

[13]Pour plus d’informations sur les gacacavoir DUMAS (H.), « Le Génocide au village. Le massacre des Tutsi au Rwanda »,Paris, Seuil, 2014

[14]DEGNI-SEGUI (R.), « Rapport sur la situation des droits de l’homme au Rwanda »,Nations unies, Conseil économique et social, Commission des droits de l’homme, 28 juin 1994.

[15]Résolution 955 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, 8 novembre 1994.

[16]HUMBERT (S.), « Expliquer le génocide perpétré contre les Tutsi »,dans Histoire de la justice 2018, p.197-204.

[17]LALIEU (O.) « L’invention du devoir de mémoire, vingtième siècle »,Revue d’histoire, n°69, 2001 p. 83-94.

[18]TPIR Le Procureur c/ Bikindi, 2 décembre 2008, affaire ICTR-01-72-T. Confirmé en appel le 18 mars 2010.

[19]AFP, « Le Rwanda uni comme une "famille", 25 ans après le génocide »,7 Avril 2019. https://www.afp.com/fr/infos/334/le-rwanda-uni-comme-une-famille-25-ans-apres-le-genocide-doc-1ff0037?fbclid=IwAR2eiEgCdz-CsvRLLAhbvC7zQyJWuzQwcGRtyVAKFfZ1iHEm1CpHDL6EsiQ

[20]Programme ayant pour objectif général de transformer le Rwanda en pays à revenu moyen. Les aspirations de la Vision 2020 pour le Rwanda sont : une Nation moderne, forte et unie, fière de ses valeurs fondamentales, politiquement stable et sans aucune discrimination entre ses citoyen. Pour plus d’information voir le dossier de l’ambassade du Rwanda à Paris, « Vision 2020 du Rwanda ». http://www.ambarwanda-paris.fr/pdf/Vision-2020-fr.pdf

[21]HARTMANN (F.), « Juger et pardonner des violences d'État : deux pratiques opposées ou complémentaires ? »,dans Revue internationale et stratégique,2012, p.67-80.

[22]ROSOUX (V.), « Rwanda, l’impossible « mémoire nationale » »,dans Ethnologie française, 2007, p.409-415.

[23]ALLINNE (J-P.), « Commémorations, mémoriaux et pratiques différenciées de la mémoire. Retour du Rwanda »,dans Histoire de la justice, 2018, p.149-176.

[24]La France a par ailleurs décidé d’ouvrir l’accès à ses archives en la matières, au travers de « la mise en place d'une commission d'historiens et de chercheurs chargée de mener un travail de fond centré sur l'étude de toutes les archives françaises concernant le Rwanda entre 1990 et 1994 ».AFP, « Génocide au Rwanda: Macron décide l'ouverture des archives à des chercheurs »,5 avril 2019.

[25]LINGANE (Z.), « Punir, amnistier ou nier : le crime international de Nuremberg à la Haye »,l’Harmattan, 2014, p.285.

[26]ALLINNE (J-P.), « Commémorations, mémoriaux et pratiques différenciées de la mémoire. Retour du Rwanda »,dans Histoire de la justice, 2018, p.149-176.

[27]SMITH (S.), « Rwanda : exécutions massives de Hutus dans l’ombre du génocide des Tutsi »,Libération, 27 février 1996.

[28]Article 1 du statut du TPIR, 8 novembre 1994.

[29]ABEL (O.) « Pardon, histoire, oubli »,dansRevue internationale et stratégique,2012, p.59-66.


POUR CITER : EYRAUD C. et GALLUCHOT A., "[Rwanda] 25 ans après le génocide : entre pardon et réconciliation, le difficile devoir de mémoire", Dossiers, Hestia - Promouvoir les droits humains, Lyon, publié le 11 avril 2019 (en ligne : https://www.hestiapdh.com/post/rwanda-25-ans-apr%C3%A8s-le-g%C3%A9nocide-entre-pardon-et-r%C3%A9conciliation-le-difficile-devoir-de-m%C3%A9moire).




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